Portrait d’auteur : Cécile Duquenne (2ème partie)

Me revoici pour la suite de ce portrait de Cécile Duquenne dont vous avez pu lire la première partie ici. Cette deuxième partie va aborder les séries majeures de l’auteure et ses influences, que je vous présente rapidement ici.

Les Foulards Rouges

Plongez avec Lara dans l’enfer de Bagne, planète-prison où le danger se cache partout, au cœur de chacun de ses sinistres habitants, et même derrière chaque goutte d’eau, chaque ressource naturelle de cette terre irradiée.

Sur Bagne, Lara traverse les étendues désertiques pour remplir ses contrats et ses missions. Car Lara est une Foulard Rouge, appelée à faire régner la loi à grand renfort de balles. Et sur cette planète-prison où les deux-tiers de la population sont des hommes, anciens violeurs ou psychopathes, c’est une vraie chance pour une jeune femme comme elle de ne pas avoir fini dans un bordel. En plus, elle fait son boulot plutôt bien – on la surnomme même Lady Bang. Mais Lara n’a pas obtenu ce job par hasard – tout comme elle n’a pas atterri dans cet enfer par hasard. Elle doit tout ça à quelqu’un en particulier, quelqu’un à qui elle en veut profondément… et qui, pourtant, a peut-être quelque chose de nouveau à lui offrir, une chose qui n’a pas de prix. Acceptera-t-elle de baisser un peu sa garde pour écouter ce que son envoyé, le mystérieux Renaud, a à lui proposer ?

Les Nécrophiles Anonymes

Un fossoyeur dans le collimateur ?

L’existence paisible de Népomucène, préposé à la morgue, est bouleversée lorsqu’un tueur en série se met à sévir. Le croque-mort craint fort d’être le prochain sur la liste. Bob, son ami de longue date, un vampire de près de cent cinquante ans, décide aussitôt de mener l’enquête, persuadé que ces meurtres ne sont pas le fait d’un être humain. Népomucène ne quitte pas Bob d’une semelle, inquiet de le voir aller au-devant du danger. Au fil des découvertes, sur la nature de l’assassin comme sur celle de son ami, l’employé des pompes funèbres voit leur relation évoluer… Une mise en bière peu commune.

Purespace

Reine du plus vaste clan d’Europe, Shereen est une vampire dont le but est d’offrir aux victimes une seconde chance, soit par la vengeance, soit par l’immortalité.
Elle tient plus que tout à son groupe, chaque membre étant quelqu’un qu’elle a sauvé des griffes de ses bourreaux.
Alors qu’elle vient de sauver une nouvelle victime de ses tortionnaires, son clan est attaqué par un véritable vaisseau spatial qui décime leurs rangs.

Cette invasion extra-terrestre semble viser uniquement les espèces surnaturelles. On les appelle les Purespaces…

 

Passons à la suite de l’interview.

Fred : Tu as cumulé les sorties en 2014 (Foulards Rouges, Nécrophiles Anonymes, Purespace). C’est le moment où tu as fabriqué un retourneur de temps ? Comment as-tu vécu tous ces projets qui se concrétisaient en même temps ? Ou peut-être que ce n’était pas en même temps, justement ?

Cécile : Alors, sincèrement, en 2014, j’ai pris une année sabbatique 😀

En fait, cela correspond à l’année de césure entre mon master de traduction et la thèse de doctorat que je prépare actuellement : pour des raisons financières, j’avais décidé de patienter un an entre les deux, et de me lancer dans la traduction littéraire professionnelle. J’ai donc travaillé sur mes traductions et… tout misé sur les romans (et j’ai bien fait, car ça m’a beaucoup fait avancer, tant en quantité qu’en qualité). Cette année de césure a débuté en juillet 2013 et s’est achevée en septembre 2015, quand j’ai débuté ma thèse. ^^

F : Parlons maintenant des influences de tes histoires. Tu as raconté que ton influence majeure pour les Foulards Rouges fut Firefly, quelles ont été tes autres sources d’inspiration au fil des trois saisons ?

C : J’ai beaucoup pensé à Battlestar Galactica 2004 en l’écrivant, notamment pour la gestion des personnages et le thème de l’exil en plein espace, avec une planète qui n’est pas à soi, la recherche d’un chez soi, etc. De même, j’ai été pas mal influencée par les westerns spaghettis américains et coréens.

Côté ambiance d’écriture, pour la musique, j’ai énormément écouté de choses différentes (cela se ressent sur les playlists des trois saisons, disponibles sur Deezer). Cependant, j’ai énormément écouté The Last Shadow Puppet, et tous les groupes un peu steampunk…

F : Et pour les Nécrophiles Anonymes ?

Là, joker pour les musiques ! Je ne sais plus du tout.

Coté inspiration, c’est beaucoup plus littéraire que pour les Foulards Rouges : je me suis inspirée de Poe (au départ, le tome 1 était un simple pastiche vampirique de Quadruple assassinat dans la rue Morgue), du Portrait de Dorian Gray et, de manière générale, des romans symbolistes. J’ai également lu énormément de sociologie, à cette époque, et aussi surprenant que cela puisse paraître, ça m’a inspiré. J’ai utilisé ce que j’apprenais pour développer mes personnages et des catégories de créatures surnaturelles qui soient un peu plus systématisées que ce qu’on voit d’ordinaire… cela explique que Bob soit un peu sociologue sur les bord, et obsédé par les relations humaines et les comportements, etc. ^^

F : Purespace ?

Tout est parti d’une idée « à la con » : et si on mettait des vampires face à des extraterrestres, qui gagnerait et pourquoi ?

Au final, il en est ressorti un roman complexe, sur l’exil, l’eugénisme et le racisme sélectif. De même, j’ai beaucoup lu sur les pratiques génocidaires… cela n’a pas l’air d’avoir de rapport, mais quand on connaît l’antagoniste principal ainsi que ses motivations, ça fait sens 😉 Si cela vous intéresse, j’ai notamment été très influencée par Modernité et Holocauste, de Bauman, qui décrit la manière dont les nazis ont utilisé le système administratif pour faire de la mort un procédé bureaucratique comme les autres.

C’est glaçant, déshumanisant, mais très instructif (et après l’avoir lu, on en ressort avec un regard très lucide sur certaines choses qui se produisent en ce moment).

F : Autant dans les Foulards Rouges que dans les Nécrophiles, il y a une importante diversité, notamment sur la façon d’aimer. Plusieurs de tes personnages (pas de spoilers :p) aiment avant tout une personnalité et ne s’attardent pas sur le genre. C’est un choix conscient avant l’écriture ou c’est quelque chose qui est venu naturellement ?

C’est totalement conscient, mais pas forcé : je ne fais que reproduire ce que je vois autour de moi 🙂 On aime tous d’une manière différente, et je ne vois pas pourquoi les relations entre les personnages devraient respecter davantage la « norme établie » que la réalité 😉

F : Pourquoi le choix du bouddhisme dans les Foulards Rouges ?

La faute à mes études sur le Japon, ça !

Et parce que c’est un système de croyances qui correspond extrêmement bien aux attentes des antagonistes, qui l’ont plus ou moins « imposé », au détriment des religions monothéistes occidentales habituelles. Je ne peux pas en dire davantage sans spoiler une révélation majeure de la saison 2, désolée ^^ ;;

F : Les Nécrophiles utilisent, quant à eux, des thèmes chrétiens et judaïques, crois-tu qu’on pourrait écrire un personnage musulman aujourd’hui ? Je n’en vois nulle part dans l’imaginaire.

Oui, on peut. Mais je crois que l’imaginaire – et la littérature en général – est dominé par une vision européanocentriste. Et pas que dans les personnages… ce qui manque, ce ne sont pas tant des personnages divers que des auteurs divers.

F : Entrechats a pioché dans la mythologie égyptienne, quels sont les prochains dieux auxquels tu comptes t’attaquer ? Les shinto ?

Bingo ! 🙂

 

 

<=== (intervieweur fier de son coup)

 

 

 

Je prépare en ce moment intitulé L’Héritage d’Izanagi. Je ne peux guère en dire davantage, mais on plonge dans la mythologie et la croyance shinto, qui est au cœur du récit. Toutefois, ce n’est pas envisagé comme une religion, mais davantage comme un système de croyances individuelles mises en réseau (alors que la religion, d’ordinaire, c’est au contraire l’individu qui s’inscrit dans un réseau préétabli).

F : Tu as révélé récemment que la magie des Foulards Rouges fonctionnait comme la radioactivité. On voit bien les liens avec ta thèse de doctorat sur Fukushima et la littérature de l’exil, mais qui est la poule et qui est l’œuf ? La thèse qui t’a amené à penser à la radioactivité pour tes histoires ou ton intérêt pour le sujet qui s’est manifesté sur Bagne et à la fac d’Aix ?

Sincèrement, je ne sais pas. Je me pose toujours la question, et je n’ai pas de réponse. Là encore, ce n’était pas voulu. Sûrement que l’un a nourri l’autre, et que tout s’est développé en parallèle. Tu me poses une colle ^^

 

Un nouveau merci à Cécile pour tous ces détails éclairants et ces pistes de réflexion. Rendez-vous lundi prochain pour la troisième et dernière partie de ce portrait !

 

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Portrait d’auteur : Cécile Duquenne (1ère partie)

Pour inaugurer la section blog du site et vous présenter mes auteur(e)s et œuvres préféré(e)s, j’ai le plaisir d’accueillir Cécile Duquenne qui a accepté de répondre à mes (nombreuses) questions.

Pour commencer, voici comment l’auteure est présentée chez Bragelonne :

Cécile Duquenne est née en 1988.

Auteur de fantasy, fantastique et jeunesse, elle est également doctorante en littérature japonaise et comparée la plupart du temps, pirate de l’espace dans ses rêves les plus fous et sorcière à Poudlard dans une réalité alternative.

Elle aime les sushis, la couleur rouge et le thé sans sucre, par contre elle déteste la betterave, l’hypocrisie, et le café mal fait.

(crédit photos Jean-Noël Portmann)

 

Malgré son jeune âge, elle a déjà une bibliographie très impressionnante (et une page Wikipédia, excusez du peu) :

  • 2007 : Sous-sol (nouvelle)
  • 2009 : Les Deux orfèvres (nouvelle)
  • 2010 : Le Triomphe de l’impératrice (nouvelle)
  • 2010Entrechats (roman, éditions Voy’el)
  • 2011 : Un beau paquet d’ordures (nouvelle)
  • 2014Les Foulards rouges, saison 1 (collection Snark de Bragelonne)
  • 2014 : Quadruple assassinat dans la Rue MorgueLes Nécrophiles anonymes (T.1) en numérique dans la collection Snark de Bragelonne, en papier chez Voy’el
  • 2014 : L’étrange cas du Docteur Ravna et de Monsieur Gray, Les Nécrophiles anonymes (T.2) en numérique dans la collection Snark de Bragelonne, en papier chez Voy’el
  • 2014 : Purespace, saison 1 en numérique et papier aux Éditions du Petit Caveau
  • 2015 : Les Foulards rouges, saison 2 (collection Snark de Bragelonne)
  • 2015 : Le dernier des Néphilim, Les Nécrophiles anonymes (T.3) en numérique dans la collection Snark de Bragelonne, en papier chez Voy’el
  • 2015La Tour (auto-édition)
  • 2015 : Penny Cambriole et l’horloge à voler le temps  (T.1), éditions Rouge  Safran
  • 2016 : Les Foulards rouges, saison 3 (collection Snark de Bragelonne)
  • 2016 : L’île aux démons, Les Nécrophiles anonymes (T.4) en numérique dans la collection Snark de Bragelonne
  • 2016 : Mineurs sans âmes, Penny Cambriole (T.2), éditions Rouge  Safran
  • 2017 : Sous les rouages du temps, Penny Cambriole (T.3), à paraître le 10 octobre aux éditions Rouge  Safran

 

 

 

 

 

Et une petite dernière pour la route, parce que cette liste était vraiment trop courte  :

  • Directrice de collection pour De la Corne du Kirin aux ailes du Fenghuang aux Éditions Voy’el (2015)

Maintenant que vous connaissez un petit peu mieux Cécile, passons aux questions.

Dans cette première partie, je vais aborder la première période de sa carrière, des débuts à l’année charnière 2014.

Fred : Tes premiers écrits furent des fan-fictions quand tu étais ado, si je ne m’abuse. Quel a été le déclic pour oser publier le tout premier texte ? La passion de l’œuvre d’origine ? Les échanges avec la communauté ?

Cécile : L’œuvre qui a changé ma vie, et qui a changé la vie de beaucoup de gens, ce fut Harry Potter. À l’époque, nous n’avions que les quatre tomes en papier à nous mettre sous la main, pas de film, et aucune exclusivité. Rien que l’attente.

Or, il fallait bien que j’essaie de maîtriser mon impatience, et je me suis donc tournée vers internet – et pas aussi naturellement qu’aujourd’hui, l’idée a mis un moment à me venir. Au départ, d’ailleurs, je cherchais juste une date de publication du tome 5, pas spécialement des textes écrits dans l’univers d’Harry Potter (je n’avais même pas idée que ça puisse existé !)

Après, en toute sincérité, je ne me souviens pas de ce « déclic »… seulement de la joie à l’idée de publier, moi aussi, un texte qui trouverait un lecteur, deux lecteurs, des dizaines – ou zéro. J’avais tellement envie de faire partie de cette communauté de jeunes auteurs – certains de mon âge, certains plus âgés – que je n’ai pas vraiment réfléchi : c’est une passion qui s’est soudain déclarée, comme un feu, et n’a pas cessé de me dévorer depuis.

Les premiers échanges avec la communauté ont été effectués par le biais des reviews, sur fanfiction.net, donc… je mettais toujours des petits commentaires du style « la suite pitiééééé », ou « oh la la, ce nouveau chapitre, je l’ai trouvé vraiment super sombre/drôle/triste », rien de très évolué. Ce n’est que, peu à peu, en tissant des liens avec d’autres auteurs, que j’ai commencé à penser un peu plus l’écriture en termes techniques. On se lisait mutuellement pour le plaisir et, le coup d’après, on relisait nos chapitres en s’échangeant des commentaires qui ressemblent fort à ce qui se fait à de la bêta-lecture.

Sauf que c’était pas sur Word, et qu’à côté, on avait MSN : c’était plus ou moins de la bêta-lecture en live ! ^^

Et en retournant voir mes anciennes histoires (je n’avais plus fait ça depuis 2013…), je vois que j’avais un système de réponse aux reviews assez rôdé : tous les 5 chapitres, je postais un « chapitre » qui n’en était pas un et je répondais aux gens. L’histoire se construisait avec eux, parfois, quand ils avaient une idée qui me plaisait… hop, avec leur accord, je l’intégrais ^^

Et tout a commencé en 2003… il y a 15 ans, donc. Bordel. Le coup de vieux.

Preuve par le lien (plus honte de rien, moi…) : https://www.fanfiction.net/u/509060/Gabrielletrompelamort

(oui, j’étais une vraie kikoolol, mais déjà fan d’Harlock et cie, alors ça rattrape !)

 

F : Tu as écrit beaucoup de fan fictions avant de passer à tes propres écrits ? Comment as-tu fait cette transition ?

C : En vérité, j’écrivais aussi un roman en même temps que mes fanfictions (Perce-Neige, que ça s’appelait, une histoire de fantasy avec des orques, des elfes et de la crème de massage (je n’invente même pas)). Mais je ne suis jamais parvenue au bout, alors qu’avec la fanfiction, j’avais réussi : c’était sûrement dû au fait que, trop enthousiaste à l’idée de me lancer dans un roman original, je n’avais que peu préparé mon scénario ou creusé mon univers et mes personnages, alors que pour la fanfiction, j’évoluais dans un univers préexistant, que je connaissais bien.

La transition vers l’écriture d’œuvres originales a donc été parallèle à l’écriture de Potterfictions. Ayant échoué à parvenir au bout de mon roman, j’ai continué les fanfictions et enchaîné les nouvelles. Je viens de compter, et il y en a plus d’une cinquantaine dans mes dossiers de l’époque.

Je répondais à au moins un appel à texte tous les mois, et ça a été très formateur. Tant au niveau de l’écriture, des récits en eux-mêmes, que pour me professionnaliser un peu et découvrir, petit à petit, la manière dont l’édition fonctionnait.

Ado, à la fin du collège et au lycée, je ne faisais qu’écrire. Tous les jours, tous les soirs. Je faisais mes devoirs en premier, et ensuite, je me lançais. Si je devais le refaire aujourd’hui, je ne sais pas si je saurais retrouver ce genre d’énergie inépuisable !

F : Tes premières nouvelles emmenaient déjà dans deux mondes différents. Le triomphe de l’impératrice envoie dans l’espace alors que les deux orfèvres amènent dans une ambiance Steampunk. C’était une volonté de déjà mener deux univers en parallèle ?

C : En fait, ni l’une ni l’autre n’est ma première nouvelle… 😉

 

<== (intervieweur qui a bien travaillé ses dossiers)

 

Ma première nouvelle et véritable première publication était dans un fanzine sur le thème des monstres : j’en étais et en reste très fière ! Il s’agissait du fanzine associatif Éclats de rêve, aujourd’hui malheureusement arrêté. J’adorais ce fanzine et le lisais régulièrement. La couverture est ici, pour les curieux.

Sinon, pour répondre à ta question, disons que si c’est une volonté de ma part, elle n’a jamais été consciente. C’est, je pense, un reflet de mes goûts personnels de lectrice : je ne cherche pas à lire dans un genre précis, mais des thèmes qui me parlent, des situations qui m’intriguent, des personnages qui m’accrochent. Partant de là, quand j’écris, je développe le contexte en même temps que je crée le reste, et mon objectif, c’est que tout se tienne. Quand je me lance, je ne me dis pas « tiens je vais écrire de la SF » ou « tiens je vais écrire du Steampunk ». Généralement, quand je fais ça, c’est là que je me plante ^^

F : Quelle influence a eue ton titre de finaliste du Prix Merlin en 2010 ? Un encouragement ? Un moment anecdotique ?

C : Un encouragement, c’est certain, mais pas forcément dans le sens où ça a apporté une valeur ajoutée à mon écriture. Pour moi, honnêtement, ça m’a motivé, évidemment, mais ça n’a rien changé à ma manière d’écrire. Je n’ai pas cherché à correspondre à quoi que ce soit ensuite.

Par contre, côté édition, là, ça a changé quelque chose… parce que le Prix Merlin est un prix des lecteurs : cela signifie que l’auteur qui le remporte – ou qui y est finaliste – dispose d’une communauté étendue. Au-delà de l’aspect gratifiant et motivant que ce genre de soutien a sur l’écriture, en édition, cela signifie que l’auteur a un public et que, par conséquent, le bouche à oreille est plus à même de marcher avec lui. Les auteurs ayant été sélectionnés ou primés ont donc davantage de chances d’être publiés, même si entre l’avant et l’après prix, rien n’a radicalement changé.

J’ai peut-être l’air bassement réaliste, mais c’est souvent comme cela, avec les prix – et surtout les prix des lecteurs, où les gens sont invités à voter.

A un niveau personnel, cela reste un merveilleux souvenir : parce que ce prix, même si je ne l’ai pas remporté au final, a été la cause d’un immense mouvement de solidarité autour de ma petite nouvelle, écrite en revenant d’Italie, avec les souvenirs encore frais dans la tête…

Plus qu’une consécration littéraire, je le vois comme une preuve de confiance de la part de mes lecteurs, et ça, c’est irremplaçable.

Je dirais même : ça n’a pas de prix !

Un grand merci à Cécile pour toutes ses réponses et je vous donne rendez-vous dans une semaine pour la 2ème partie  qui abordera l’année 2014 et les thèmes forts de ses séries.

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Ouverture d’un blog sur le site

Après mûre réflexion, j’ai décidé d’ouvrir une section blog sur le site pour parler des livres et des auteurs qui me plaisent le plus. Précisons d’emblée ce que j’entends par là :

  • ceci n’est pas un blog classique où je chronique toutes mes lectures (pas de SP, de tag, de rendez-vous récurrent de type « Lundi que lisez-vous »)
  • il n’y aura que les histoires ou les auteurs qui me marquent particulièrement, donc ce ne sera que du positif ici et c’est forcément moi qui démarche les auteurs que je voudrai interviewer, pas l’inverse :p
  • chaque interview ou analyse devra être unique, donc me demandera du travail à écrire et du temps pour vous à lire 😀
  • je vise un rythme mensuel, mais je pense que chaque article sera découpé en plusieurs parties pour des publications plus régulières

Les questions de la première interview sont lancées. Plus d’infos ici quant à une date de publication, sinon vous pouvez me suivre sur les réseaux sociaux pour des news au fil de l’eau.