Boutique en cours de création

Les plus attentifs d’entre vous auront repéré de nouveaux menus sur le site, dont une boutique en ligne. Elle permettra bientôt de commander les livres en direct, en version dédicacée, et de profiter également de packs promotionnels.

La mise en place est en cours, ne vous étonnez pas si ces pages ne sont pas toujours complètement au point 😉

A bientôt pour l’annonce officielle de son ouverture !

Retour sur le Salon Fantastique

Trois jours fantastiques (ha ha) passés sur ce salon où tout était prêt pour piéger les visiteurs (oui c’est vil la boite de bonbons, mais pas de pitié :p)

C’était un plaisir de revoir des parisiennes et parisiens, puisque j’ai quitté la région il y a 2 ans maintenant. Un plaisir aussi de rencontrer des twittos avec qui je discute depuis un petit moment 🙂

Beaucoup, mais alors beaucoup de monde dans les allées, c’était infernal. Nos voisins de Zellgarm ont eu du succès et ça bouchonnait sévère autour du stand ! Avec tout ça, j’ai à peine eu le temps de faire le tour des allées, mais quand même celui de goûter aux brioches au chocolat XXL et autres cookies qui étaient proposées pas très loin

Déjà que je prends peu de photos à la base, j’ai eu encore moins le temps que d’habitude de le faire 😉

Je ne veux oublier personne alors je préfère ne pas citer, mais un grand merci à tous ceux qui se sont arrêtés et avec qui j’ai eu le plaisir de discuter de Sherona, de Gaby, mais aussi de tout un tas de sujets divers z’et variés !

Je terminerai par un hommage à ma valise qui n’a pas survécu aux 40 livres amenés à l’aller et surtout à la roulette arrière gauche, qui m’a permis de faire un peu beaucoup de muscu au retour…

Va falloir m’équiper sérieusement pour 2018 !

#boulet

Ha ha, c’est évidemment le week-end où je distribue des dizaines de cartes de visite que je ne vérifie pas que la nouvelle extension installée a viré le thème de mon site #boulet 😀

Le revoici rétabli à sa juste valeur. Compte rendu du salon fantastique à venir avec les prochains articles à venir et les nouveautés neuves à annoncer :p

++ les gens !

Salon Fantastique is coming

Coucou les gens,

Quelques nouvelles du front, histoire de vous rassurer sur le fait qu’il se passe des choses sur mes projets même si je n’en parle pas souvent ici 😉

Côté écriture, Rêve Mémoriel est désormais corrigé. La v2 est soumise à un éditeur, j’attends le verdict pour savoir s’il faut une v3, si le texte plaît ou si ce sera finalement un non. Les Chroniques de Gabriel suivent leur petit bout de chemin pour le tome 3 qui marquera la fin des pérégrinations de Gaby, Maeder, Aymeric et Ethan. Il y a déjà une trame générale de là où je veux en venir, plein de lieux intéressants pour leur ultime road trip et beaucoup d’idées à caser pour écrire une fin à la hauteur (limite je me demande si le T.3 ne sera pas plus gros que les deux premiers).

Les Aventures de Sherona avaient été mises en pause pour permettre de finaliser les corrections de Rêve Mémoriel (qui traînaient depuis trop longtemps). Il est temps de les reprendre pour un gros rush dans ce premier jet. Ceci dit, il y a quand même des nouvelles avec les débuts de la conception de la couv du T.2 :p

Enfin, côté salons, j’ai fait un tour au salon Lire en Costières à Bouillargues. Peu de ventes, mais le plaisir de revoir Mandy Fabret et Emilie Laget, ainsi que de rencontrer Elodie Verretoux 🙂

Du 3 au 5 novembre, je serai au Salon Fantastique avec Benedict Taffin pour ce qui sera vraisemblablement le dernier salon de l’année. J’espère avoir l’occasion de croiser beaucoup d’entre vous :p

Portrait d’auteur – Cécile Duquenne (3ème partie)

Nous voici rendus à la troisième et dernière partie du portrait de Cécile où nous allons parler technique d’écriture et projets à venir.

Fred : Le public veut savoir : les Foulards Rouges c’est vraiment fini ? Pas de spinoff ou de préquelle qui te démangent ?

Cécile : Ce n’est jamaaaaaais fini. Il faut relire l’épisode final, j’ai laissé plein d’indices… 😉

Le cycle qui concernait Lara et Renaud est achevé. Mais l’univers, lui, regorge de possibilités.

Et tout ce qu’ils ont accompli aura de lourdes conséquences, positives comme négatives.

Je n’en dis pas plus ! Sinon que ce n’est pas pour tout de suite, car j’ai d’autres séries à finir, et quelques unes à commencer. Comme tu sais, j’aime varier !

 

F : Et si on parlait rythme d’écriture ? Des Foulards Rouges en épisodes. Des Nécrophiles Anonymes en romans, mais en cycles de trois. Purespace en saisons. Penny Cambriole en romans. Tu as des préférences ? C’est un choix personnel de faire des formats différents ? Lié à tes éditeurs respectifs ?

C : Quand je soumets le synopsis d’un ouvrage à un éditeur, je donne toujours mon découpage, celui que j’envisage pour la suite et qui, parfois, conditionne le mode de publication (comme ça a été le cas avec les Foulards Rouges : le primo-numérique était obligatoire). Généralement, l’éditeur est d’accord, même s’il m’est arrivé de devoir revoir ma copie pour des questions de taille, de rythme, etc.

Mais généralement, je propose un découpage lié à la narration et au public visé, que l’éditeur prend en considération.

F : Tu as fait une incursion dans l’autoédition avec la Tour et son écriture en trois jours. Tu as blogué sur le sujet, mais pas (encore?) renouvelé l’expérience. Que penses-tu de cette expérience avec plus de recul qu’au moment de ton article ?

Je n’ai pas renouvelé l’expérience car je n’en ai pas ressenti le besoin… pour l’instant 😉

Avec le recul, je me dis que c’était un chouette moment, mais que j’aurais dû réécrire le roman et l’enrichir pour le faire doubler de volume (au moins). Je me suis « contentée » de le corriger, et même si c’est un roman qui a d’excellentes critiques, et sur lequel j’ai énormément travaillé en termes de corrections, avec le recul, je me dis que j’aurais mieux fait de le reprendre de A à Z.

C’est un des futurs projets : La Tour 2.0, sous forme de saga. Reprendre le principe, les personnages, mais voir ça beaucoup plus grand.

Un jour prochain…

 

F : D’autres projets à venir dans l’autoédition ?

C : Et même en cours, mais sous pseudo, et ça restera secret 😉 Je fais mes petites expériences !

Mais sous mon vrai nom, j’envisage de publier bientôt un roman steampunk que j’ai mis sur Wattpad : VIA ATLANTIS. Je l’aime beaucoup, mais je n’ai pas encore trouvé le temps de le corriger à fond (et encore moins de programmer un moment pour écrire le tome 2). Or, comme je veux faire ça bien, je ne me précipite pas.

F : Tu as des projets à venir dans plein de directions différentes, y a-t-il un genre auquel tu n’as pas encore touché ?

En SFFF, je n’ai pas encore mis le nez dans l’anticipation sociale et politique, mais ça viendra un jour, peut-être…

Et sinon, j’envisage de sortir de la SFFF pour écrire un roman de littérature blanche, ou un polar. On verra où le vent me mène, et quand il m’y mènera ! Je ne suis pas pressée, et surtout, je veux continuer de suivre ma règle d’or : toujours terminer ce que j’ai commencé.

Même si je l’ai déjà dit deux fois, un IMMENSE merci à Cécile pour le temps passé sur ce portrait. Je vous encourage vivement à aller découvrir ses écrits si vous ne l’avez pas déjà fait. N’hésitez pas à en parler ici ou sur Twitter si vous souhaitez échanger là-dessus 🙂

A bientôt les gens !

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Mes Aventuriales à moi

Le périple commença le vendredi matin avec Linnea, à la gare de Nîmes. Train à l’heure et tout, on est partis pile dans les temps. Louche, n’est-il pas ?

Heureusement, j’ai eu le bon goût d’introduire un peu de chaos dans cette organisation trop bien léchée et de ne pas prendre la nouvelle autoroute près de Montpellier d’où part la liaison vers Clermont-Ferrand. Ce qui m’a fait un petit détour d’un quart d’heure et une vingtaine de bornes où j’ai essayé de ne pas trop faire peur à ma covoiturée qui devait se demander où elle était tombée. Fort heureusement, Linnea a été très zen et compréhensive (ou alors elle n’avait pas envie de sauter en marche).

Nous avons pu retrouver Anna Combelles avec seulement dix minutes de retard pour un petit café et la dernière partie du périple. Superbe entente entre tous les trois au point où j’ai même accepté un selfie (le Fred enfant / ado méga introverti me regarde d’un air soupçonneux)

Après tout ça, le temps de déposer Linnea à son appartement, de déposer Anna à son école pour la lecture, de me déposer à mon AirBnB, j’ai pu me rafraîchir un chouilla avant de partir à la découverte du café Les Augustes pour ma première rencontre avec des lecteurs. Ambiance très zen, propice à la lecture, j’ai tout de suite adoré l’endroit. J’ai fait honneur (j’espère) à la réputation des auteurs qui sont censés utiliser Antidote pour bien écrire.

Soirée géniale avec plein de questions pertinentes et des rencontres très agréables (et des gens que je reverrai le dimanche). Le stand avec Anna était très agréable, je n’ai pas vu le temps passer

Tout le monde a été adorable, que ce soient mes voisines bibliothécaires avec l’animation « La Brèche », les bénévoles comme Marielle ou les auteurs que j’ai pu côtoyer. Inutile d’en dire beaucoup plus, des tas de gens ont unanimement salué la tenue du salon et sa qualité, je ne ferai que les paraphraser (et je n’ai pas de photos originales à montrer ;)).

Bref, un salon comme on aimerait en avoir à chaque fois. Impatient d’y retourner l’année prochaine ! 🙂

 

 

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Portrait d’auteur : Cécile Duquenne (2ème partie)

Me revoici pour la suite de ce portrait de Cécile Duquenne dont vous avez pu lire la première partie ici. Cette deuxième partie va aborder les séries majeures de l’auteure et ses influences, que je vous présente rapidement ici.

Les Foulards Rouges

Plongez avec Lara dans l’enfer de Bagne, planète-prison où le danger se cache partout, au cœur de chacun de ses sinistres habitants, et même derrière chaque goutte d’eau, chaque ressource naturelle de cette terre irradiée.

Sur Bagne, Lara traverse les étendues désertiques pour remplir ses contrats et ses missions. Car Lara est une Foulard Rouge, appelée à faire régner la loi à grand renfort de balles. Et sur cette planète-prison où les deux-tiers de la population sont des hommes, anciens violeurs ou psychopathes, c’est une vraie chance pour une jeune femme comme elle de ne pas avoir fini dans un bordel. En plus, elle fait son boulot plutôt bien – on la surnomme même Lady Bang. Mais Lara n’a pas obtenu ce job par hasard – tout comme elle n’a pas atterri dans cet enfer par hasard. Elle doit tout ça à quelqu’un en particulier, quelqu’un à qui elle en veut profondément… et qui, pourtant, a peut-être quelque chose de nouveau à lui offrir, une chose qui n’a pas de prix. Acceptera-t-elle de baisser un peu sa garde pour écouter ce que son envoyé, le mystérieux Renaud, a à lui proposer ?

Les Nécrophiles Anonymes

Un fossoyeur dans le collimateur ?

L’existence paisible de Népomucène, préposé à la morgue, est bouleversée lorsqu’un tueur en série se met à sévir. Le croque-mort craint fort d’être le prochain sur la liste. Bob, son ami de longue date, un vampire de près de cent cinquante ans, décide aussitôt de mener l’enquête, persuadé que ces meurtres ne sont pas le fait d’un être humain. Népomucène ne quitte pas Bob d’une semelle, inquiet de le voir aller au-devant du danger. Au fil des découvertes, sur la nature de l’assassin comme sur celle de son ami, l’employé des pompes funèbres voit leur relation évoluer… Une mise en bière peu commune.

Purespace

Reine du plus vaste clan d’Europe, Shereen est une vampire dont le but est d’offrir aux victimes une seconde chance, soit par la vengeance, soit par l’immortalité.
Elle tient plus que tout à son groupe, chaque membre étant quelqu’un qu’elle a sauvé des griffes de ses bourreaux.
Alors qu’elle vient de sauver une nouvelle victime de ses tortionnaires, son clan est attaqué par un véritable vaisseau spatial qui décime leurs rangs.

Cette invasion extra-terrestre semble viser uniquement les espèces surnaturelles. On les appelle les Purespaces…

 

Passons à la suite de l’interview.

Fred : Tu as cumulé les sorties en 2014 (Foulards Rouges, Nécrophiles Anonymes, Purespace). C’est le moment où tu as fabriqué un retourneur de temps ? Comment as-tu vécu tous ces projets qui se concrétisaient en même temps ? Ou peut-être que ce n’était pas en même temps, justement ?

Cécile : Alors, sincèrement, en 2014, j’ai pris une année sabbatique 😀

En fait, cela correspond à l’année de césure entre mon master de traduction et la thèse de doctorat que je prépare actuellement : pour des raisons financières, j’avais décidé de patienter un an entre les deux, et de me lancer dans la traduction littéraire professionnelle. J’ai donc travaillé sur mes traductions et… tout misé sur les romans (et j’ai bien fait, car ça m’a beaucoup fait avancer, tant en quantité qu’en qualité). Cette année de césure a débuté en juillet 2013 et s’est achevée en septembre 2015, quand j’ai débuté ma thèse. ^^

F : Parlons maintenant des influences de tes histoires. Tu as raconté que ton influence majeure pour les Foulards Rouges fut Firefly, quelles ont été tes autres sources d’inspiration au fil des trois saisons ?

C : J’ai beaucoup pensé à Battlestar Galactica 2004 en l’écrivant, notamment pour la gestion des personnages et le thème de l’exil en plein espace, avec une planète qui n’est pas à soi, la recherche d’un chez soi, etc. De même, j’ai été pas mal influencée par les westerns spaghettis américains et coréens.

Côté ambiance d’écriture, pour la musique, j’ai énormément écouté de choses différentes (cela se ressent sur les playlists des trois saisons, disponibles sur Deezer). Cependant, j’ai énormément écouté The Last Shadow Puppet, et tous les groupes un peu steampunk…

F : Et pour les Nécrophiles Anonymes ?

Là, joker pour les musiques ! Je ne sais plus du tout.

Coté inspiration, c’est beaucoup plus littéraire que pour les Foulards Rouges : je me suis inspirée de Poe (au départ, le tome 1 était un simple pastiche vampirique de Quadruple assassinat dans la rue Morgue), du Portrait de Dorian Gray et, de manière générale, des romans symbolistes. J’ai également lu énormément de sociologie, à cette époque, et aussi surprenant que cela puisse paraître, ça m’a inspiré. J’ai utilisé ce que j’apprenais pour développer mes personnages et des catégories de créatures surnaturelles qui soient un peu plus systématisées que ce qu’on voit d’ordinaire… cela explique que Bob soit un peu sociologue sur les bord, et obsédé par les relations humaines et les comportements, etc. ^^

F : Purespace ?

Tout est parti d’une idée « à la con » : et si on mettait des vampires face à des extraterrestres, qui gagnerait et pourquoi ?

Au final, il en est ressorti un roman complexe, sur l’exil, l’eugénisme et le racisme sélectif. De même, j’ai beaucoup lu sur les pratiques génocidaires… cela n’a pas l’air d’avoir de rapport, mais quand on connaît l’antagoniste principal ainsi que ses motivations, ça fait sens 😉 Si cela vous intéresse, j’ai notamment été très influencée par Modernité et Holocauste, de Bauman, qui décrit la manière dont les nazis ont utilisé le système administratif pour faire de la mort un procédé bureaucratique comme les autres.

C’est glaçant, déshumanisant, mais très instructif (et après l’avoir lu, on en ressort avec un regard très lucide sur certaines choses qui se produisent en ce moment).

F : Autant dans les Foulards Rouges que dans les Nécrophiles, il y a une importante diversité, notamment sur la façon d’aimer. Plusieurs de tes personnages (pas de spoilers :p) aiment avant tout une personnalité et ne s’attardent pas sur le genre. C’est un choix conscient avant l’écriture ou c’est quelque chose qui est venu naturellement ?

C’est totalement conscient, mais pas forcé : je ne fais que reproduire ce que je vois autour de moi 🙂 On aime tous d’une manière différente, et je ne vois pas pourquoi les relations entre les personnages devraient respecter davantage la « norme établie » que la réalité 😉

F : Pourquoi le choix du bouddhisme dans les Foulards Rouges ?

La faute à mes études sur le Japon, ça !

Et parce que c’est un système de croyances qui correspond extrêmement bien aux attentes des antagonistes, qui l’ont plus ou moins « imposé », au détriment des religions monothéistes occidentales habituelles. Je ne peux pas en dire davantage sans spoiler une révélation majeure de la saison 2, désolée ^^ ;;

F : Les Nécrophiles utilisent, quant à eux, des thèmes chrétiens et judaïques, crois-tu qu’on pourrait écrire un personnage musulman aujourd’hui ? Je n’en vois nulle part dans l’imaginaire.

Oui, on peut. Mais je crois que l’imaginaire – et la littérature en général – est dominé par une vision européanocentriste. Et pas que dans les personnages… ce qui manque, ce ne sont pas tant des personnages divers que des auteurs divers.

F : Entrechats a pioché dans la mythologie égyptienne, quels sont les prochains dieux auxquels tu comptes t’attaquer ? Les shinto ?

Bingo ! 🙂

 

 

<=== (intervieweur fier de son coup)

 

 

 

Je prépare en ce moment intitulé L’Héritage d’Izanagi. Je ne peux guère en dire davantage, mais on plonge dans la mythologie et la croyance shinto, qui est au cœur du récit. Toutefois, ce n’est pas envisagé comme une religion, mais davantage comme un système de croyances individuelles mises en réseau (alors que la religion, d’ordinaire, c’est au contraire l’individu qui s’inscrit dans un réseau préétabli).

F : Tu as révélé récemment que la magie des Foulards Rouges fonctionnait comme la radioactivité. On voit bien les liens avec ta thèse de doctorat sur Fukushima et la littérature de l’exil, mais qui est la poule et qui est l’œuf ? La thèse qui t’a amené à penser à la radioactivité pour tes histoires ou ton intérêt pour le sujet qui s’est manifesté sur Bagne et à la fac d’Aix ?

Sincèrement, je ne sais pas. Je me pose toujours la question, et je n’ai pas de réponse. Là encore, ce n’était pas voulu. Sûrement que l’un a nourri l’autre, et que tout s’est développé en parallèle. Tu me poses une colle ^^

 

Un nouveau merci à Cécile pour tous ces détails éclairants et ces pistes de réflexion. Rendez-vous lundi prochain pour la troisième et dernière partie de ce portrait !

 

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Portrait d’auteur : Cécile Duquenne (1ère partie)

Pour inaugurer la section blog du site et vous présenter mes auteur(e)s et œuvres préféré(e)s, j’ai le plaisir d’accueillir Cécile Duquenne qui a accepté de répondre à mes (nombreuses) questions.

Pour commencer, voici comment l’auteure est présentée chez Bragelonne :

Cécile Duquenne est née en 1988.

Auteur de fantasy, fantastique et jeunesse, elle est également doctorante en littérature japonaise et comparée la plupart du temps, pirate de l’espace dans ses rêves les plus fous et sorcière à Poudlard dans une réalité alternative.

Elle aime les sushis, la couleur rouge et le thé sans sucre, par contre elle déteste la betterave, l’hypocrisie, et le café mal fait.

(crédit photos Jean-Noël Portmann)

 

Malgré son jeune âge, elle a déjà une bibliographie très impressionnante (et une page Wikipédia, excusez du peu) :

  • 2007 : Sous-sol (nouvelle)
  • 2009 : Les Deux orfèvres (nouvelle)
  • 2010 : Le Triomphe de l’impératrice (nouvelle)
  • 2010Entrechats (roman, éditions Voy’el)
  • 2011 : Un beau paquet d’ordures (nouvelle)
  • 2014Les Foulards rouges, saison 1 (collection Snark de Bragelonne)
  • 2014 : Quadruple assassinat dans la Rue MorgueLes Nécrophiles anonymes (T.1) en numérique dans la collection Snark de Bragelonne, en papier chez Voy’el
  • 2014 : L’étrange cas du Docteur Ravna et de Monsieur Gray, Les Nécrophiles anonymes (T.2) en numérique dans la collection Snark de Bragelonne, en papier chez Voy’el
  • 2014 : Purespace, saison 1 en numérique et papier aux Éditions du Petit Caveau
  • 2015 : Les Foulards rouges, saison 2 (collection Snark de Bragelonne)
  • 2015 : Le dernier des Néphilim, Les Nécrophiles anonymes (T.3) en numérique dans la collection Snark de Bragelonne, en papier chez Voy’el
  • 2015La Tour (auto-édition)
  • 2015 : Penny Cambriole et l’horloge à voler le temps  (T.1), éditions Rouge  Safran
  • 2016 : Les Foulards rouges, saison 3 (collection Snark de Bragelonne)
  • 2016 : L’île aux démons, Les Nécrophiles anonymes (T.4) en numérique dans la collection Snark de Bragelonne
  • 2016 : Mineurs sans âmes, Penny Cambriole (T.2), éditions Rouge  Safran
  • 2017 : Sous les rouages du temps, Penny Cambriole (T.3), à paraître le 10 octobre aux éditions Rouge  Safran

 

 

 

 

 

Et une petite dernière pour la route, parce que cette liste était vraiment trop courte  :

  • Directrice de collection pour De la Corne du Kirin aux ailes du Fenghuang aux Éditions Voy’el (2015)

Maintenant que vous connaissez un petit peu mieux Cécile, passons aux questions.

Dans cette première partie, je vais aborder la première période de sa carrière, des débuts à l’année charnière 2014.

Fred : Tes premiers écrits furent des fan-fictions quand tu étais ado, si je ne m’abuse. Quel a été le déclic pour oser publier le tout premier texte ? La passion de l’œuvre d’origine ? Les échanges avec la communauté ?

Cécile : L’œuvre qui a changé ma vie, et qui a changé la vie de beaucoup de gens, ce fut Harry Potter. À l’époque, nous n’avions que les quatre tomes en papier à nous mettre sous la main, pas de film, et aucune exclusivité. Rien que l’attente.

Or, il fallait bien que j’essaie de maîtriser mon impatience, et je me suis donc tournée vers internet – et pas aussi naturellement qu’aujourd’hui, l’idée a mis un moment à me venir. Au départ, d’ailleurs, je cherchais juste une date de publication du tome 5, pas spécialement des textes écrits dans l’univers d’Harry Potter (je n’avais même pas idée que ça puisse existé !)

Après, en toute sincérité, je ne me souviens pas de ce « déclic »… seulement de la joie à l’idée de publier, moi aussi, un texte qui trouverait un lecteur, deux lecteurs, des dizaines – ou zéro. J’avais tellement envie de faire partie de cette communauté de jeunes auteurs – certains de mon âge, certains plus âgés – que je n’ai pas vraiment réfléchi : c’est une passion qui s’est soudain déclarée, comme un feu, et n’a pas cessé de me dévorer depuis.

Les premiers échanges avec la communauté ont été effectués par le biais des reviews, sur fanfiction.net, donc… je mettais toujours des petits commentaires du style « la suite pitiééééé », ou « oh la la, ce nouveau chapitre, je l’ai trouvé vraiment super sombre/drôle/triste », rien de très évolué. Ce n’est que, peu à peu, en tissant des liens avec d’autres auteurs, que j’ai commencé à penser un peu plus l’écriture en termes techniques. On se lisait mutuellement pour le plaisir et, le coup d’après, on relisait nos chapitres en s’échangeant des commentaires qui ressemblent fort à ce qui se fait à de la bêta-lecture.

Sauf que c’était pas sur Word, et qu’à côté, on avait MSN : c’était plus ou moins de la bêta-lecture en live ! ^^

Et en retournant voir mes anciennes histoires (je n’avais plus fait ça depuis 2013…), je vois que j’avais un système de réponse aux reviews assez rôdé : tous les 5 chapitres, je postais un « chapitre » qui n’en était pas un et je répondais aux gens. L’histoire se construisait avec eux, parfois, quand ils avaient une idée qui me plaisait… hop, avec leur accord, je l’intégrais ^^

Et tout a commencé en 2003… il y a 15 ans, donc. Bordel. Le coup de vieux.

Preuve par le lien (plus honte de rien, moi…) : https://www.fanfiction.net/u/509060/Gabrielletrompelamort

(oui, j’étais une vraie kikoolol, mais déjà fan d’Harlock et cie, alors ça rattrape !)

 

F : Tu as écrit beaucoup de fan fictions avant de passer à tes propres écrits ? Comment as-tu fait cette transition ?

C : En vérité, j’écrivais aussi un roman en même temps que mes fanfictions (Perce-Neige, que ça s’appelait, une histoire de fantasy avec des orques, des elfes et de la crème de massage (je n’invente même pas)). Mais je ne suis jamais parvenue au bout, alors qu’avec la fanfiction, j’avais réussi : c’était sûrement dû au fait que, trop enthousiaste à l’idée de me lancer dans un roman original, je n’avais que peu préparé mon scénario ou creusé mon univers et mes personnages, alors que pour la fanfiction, j’évoluais dans un univers préexistant, que je connaissais bien.

La transition vers l’écriture d’œuvres originales a donc été parallèle à l’écriture de Potterfictions. Ayant échoué à parvenir au bout de mon roman, j’ai continué les fanfictions et enchaîné les nouvelles. Je viens de compter, et il y en a plus d’une cinquantaine dans mes dossiers de l’époque.

Je répondais à au moins un appel à texte tous les mois, et ça a été très formateur. Tant au niveau de l’écriture, des récits en eux-mêmes, que pour me professionnaliser un peu et découvrir, petit à petit, la manière dont l’édition fonctionnait.

Ado, à la fin du collège et au lycée, je ne faisais qu’écrire. Tous les jours, tous les soirs. Je faisais mes devoirs en premier, et ensuite, je me lançais. Si je devais le refaire aujourd’hui, je ne sais pas si je saurais retrouver ce genre d’énergie inépuisable !

F : Tes premières nouvelles emmenaient déjà dans deux mondes différents. Le triomphe de l’impératrice envoie dans l’espace alors que les deux orfèvres amènent dans une ambiance Steampunk. C’était une volonté de déjà mener deux univers en parallèle ?

C : En fait, ni l’une ni l’autre n’est ma première nouvelle… 😉

 

<== (intervieweur qui a bien travaillé ses dossiers)

 

Ma première nouvelle et véritable première publication était dans un fanzine sur le thème des monstres : j’en étais et en reste très fière ! Il s’agissait du fanzine associatif Éclats de rêve, aujourd’hui malheureusement arrêté. J’adorais ce fanzine et le lisais régulièrement. La couverture est ici, pour les curieux.

Sinon, pour répondre à ta question, disons que si c’est une volonté de ma part, elle n’a jamais été consciente. C’est, je pense, un reflet de mes goûts personnels de lectrice : je ne cherche pas à lire dans un genre précis, mais des thèmes qui me parlent, des situations qui m’intriguent, des personnages qui m’accrochent. Partant de là, quand j’écris, je développe le contexte en même temps que je crée le reste, et mon objectif, c’est que tout se tienne. Quand je me lance, je ne me dis pas « tiens je vais écrire de la SF » ou « tiens je vais écrire du Steampunk ». Généralement, quand je fais ça, c’est là que je me plante ^^

F : Quelle influence a eue ton titre de finaliste du Prix Merlin en 2010 ? Un encouragement ? Un moment anecdotique ?

C : Un encouragement, c’est certain, mais pas forcément dans le sens où ça a apporté une valeur ajoutée à mon écriture. Pour moi, honnêtement, ça m’a motivé, évidemment, mais ça n’a rien changé à ma manière d’écrire. Je n’ai pas cherché à correspondre à quoi que ce soit ensuite.

Par contre, côté édition, là, ça a changé quelque chose… parce que le Prix Merlin est un prix des lecteurs : cela signifie que l’auteur qui le remporte – ou qui y est finaliste – dispose d’une communauté étendue. Au-delà de l’aspect gratifiant et motivant que ce genre de soutien a sur l’écriture, en édition, cela signifie que l’auteur a un public et que, par conséquent, le bouche à oreille est plus à même de marcher avec lui. Les auteurs ayant été sélectionnés ou primés ont donc davantage de chances d’être publiés, même si entre l’avant et l’après prix, rien n’a radicalement changé.

J’ai peut-être l’air bassement réaliste, mais c’est souvent comme cela, avec les prix – et surtout les prix des lecteurs, où les gens sont invités à voter.

A un niveau personnel, cela reste un merveilleux souvenir : parce que ce prix, même si je ne l’ai pas remporté au final, a été la cause d’un immense mouvement de solidarité autour de ma petite nouvelle, écrite en revenant d’Italie, avec les souvenirs encore frais dans la tête…

Plus qu’une consécration littéraire, je le vois comme une preuve de confiance de la part de mes lecteurs, et ça, c’est irremplaçable.

Je dirais même : ça n’a pas de prix !

Un grand merci à Cécile pour toutes ses réponses et je vous donne rendez-vous dans une semaine pour la 2ème partie  qui abordera l’année 2014 et les thèmes forts de ses séries.

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Aventuriales J-12 et nouvelles chroniques Gaby 2

Coucou les gens,

Nous sommes à deux semaines des Aventuriales et je serai présent dès le vendredi 22/9 dans le cadre d’une rencontre au café lecture les Augustes à Clermont Ferrand.

Côté écriture, je suis toujours dans la rédaction du tome 2 de Sherona, mais j’attaque aussi en parallèle la trame plus détaillée du 3ème et dernier tome de Gabriel. Les corrections finales de la v2 de Rêve Mémoriel seront aussi lancées cette semaine.

Pour finir, deux nouvelles chroniques sur le tome 2 de Gabriel sont arrivées. Tout d’abord chez The Book Lovers et aussi chez Glittery Books in the Neverland. L’Envol a réussi le défi du deuxième tome pour continuer les aventures sans être de la mise en place pour le tome final. C’est là qu’on voit la distinction entre une série en 3 tomes et une trilogie (oui je chipote, mais pas tant que ça :p)

Pour les prochaines échéances, sachez que le tome 1 de Gaby est pré-sélectionné pour une opération spéciale Indés d’Amazon qui aura lieu en octobre. Si cela se confirme, cela sera l’occasion d’une promo pour vous et d’une visibilité accrue pour moi, dont je suis curieux de savoir où elle me mènera 🙂